L'invention de la micropsychologie
Par Victor Schwach
Lorsque, autour de 1973, je suivais les enseignements d'Abraham Moles à l'Université de Strasbourg, nous avions l'habitude de l'entendre aborder toutes sortes de sujets, les uns plus étonnants que les autres : le kitsch et par là des préoccupations plutôt esthétiques, les conserves culturelles, la théorie mathématique de l'information, la téléprésence (faire l'amour par téléphone), la construction du point Ici en architecture, la pyramide de Maslow, etc. Ces cours nous remplissaient de perplexité car ils correspondaient mal à l'idée que nous avions de la psychologie. Puis un jour il nous parla d'un sujet encore plus surprenant : il avait été avec sa compagne du côté de Niederbronn et avait cherché de l'eau à un robinet près d'un chemin forestier. La circonstance avait été l'occasion d'observer, puis de décrire en détail des processus qui nous semblaient insignifiants et négligeables. Nous étions sidérés. Personne n'avait saisi que nous venions d'assister à la naissance d'une discipline nouvelle : la micropsychologie.
La micropsychologie selon Moles
Le postulat de base : il n'existe pas de petits comportements négligeables
Moles définit cette approche par une thématique aujourd'hui bien connue. La micropsychologie, c'est l'étude des phénomènes de l'ordre du seuil minimum de perception rationnelle de l'individu normal. Ceci englobe quantité de phénomènes qui pour une raison de petitesse sont évacués, minimisés ou oblitérés par la conscience : traverser la rue, prendre l'ascenseur, faire la queue, regarder les vitrines, etc. Moles imagine de façon métaphorique un microscope social qui permettrait d'étudier ces petits événements, comportements et phénomènes de conscience.
Pour le physicien, l'homme des sciences dures, cette démarche apparaît comme logique : on observe d'abord des macro-phénomènes, puis on descend à des niveaux de plus en plus petits. Curieusement, lorsqu'on l'applique à l'humain, cette démarche devient problématique et il appartient au fondateur de cette discipline de se justifier. A la relecture de Micropsychologie et Vie quotidienne, le petit livre fondateur, je suis frappé par l'hésitation de l'introduction. Moles renonce à toute prétention. Il réfute même l'appellation d'études de cas qu'il trouve trop pompeuse. Il voudrait seulement décrire quelques exemples... Pourtant de l'autre côté, il est clair que cette hésitation le pousse à verrouiller la méthode, à bétonner, pour se soustraire aux critiques. Car dès sa fondation, la micropsychologie rompt avec la démarche de la psychologie académique et ressent cette différence à la fois comme une force, garante de son originalité, mais également comme une faiblesse, car pouvant susciter la critique épistémologique.
La microrationalité de la vie quotidienne
Dans ses publications Moles exprime à d'innombrables reprises que la micropsychologie se propose de montrer qu'il existe un grand nombre de régularités dans la vie quotidienne et que les comportements y sont pourvus d'une certaine rationalité - au sens de la logique déductive. Ils sont donc susceptibles d'une analyse scientifique. Sans doute en raison de cette position que je qualifie de défensive, Moles s'applique à porter son analyse sur des sujets où cette microrationalité apparaît. Il étudie, par exemple, des micro-décisions qu'il détaille par une balance entre avantages et inconvénients. Ce faisant il utilise un principe de transposition : les mécanismes sont identiques aux différents niveaux, à des différences d'échelles près. La transposition reprend alors les termes habituels de sa psychologie sociale et leur accole le radical micro. Donc micro-décisions, micro-actes, micro-événements, micro-émotions, etc.
Cette première heuristique est complétée par la mise en place d'une démarche qui devient la pierre angulaire de cette discipline : la méthode du coût généralisée. Grâce aux développements de ce raisonnement, présent dès son livre fondateur, Moles justifie sa prétention d'une métrologie rigoureuse et d'une conceptualisation micro-behavioriste. J'y vois une filiation lewinienne, que Moles évoquait d'ailleurs souvent, mais en contradiction avec l'idée rationaliste de la décision : loin de peser les termes de façon explicite, l'individu est pris dans un champ de forces. La micropsychologie est devenue déterministe.
L'enrichissement de sa méthode et l'abandon de la position défensive, lui permettront d'aller pêcher dans d'autres eaux. Je cite au passage ses articles sur la micro-esthétique, l'acte de paiement (il n'y a plus qu'à payer), la conduite automobile et enfin la domotique. J'y vois là une seconde direction, celle d'une analyse plus sensible, plus qualitative, où Moles s'intéresse au vécu de l'individu, aux servitudes qu'il subit et in fine à la qualité de vie.
En fait, le développement de la micropsychologie molésienne s'opère dans deux directions. D'un côté il s'agit d'occuper le terrain de la recherche et d'initier des travaux appliqués ; Moles diligente des thèses et des mémoires, lui-même publie des articles sur la bureautique, les cafetières, la domotique, l'acte de payer, les consignes de bouteille, etc.... par lesquels il voudrait démontrer la fécondité de sa démarche. Et de l'autre côté il poursuit inlassablement la réflexion épistémologique pour formuler un ensemble de règles, de principes, et asseoir la solidité de cette démarche comme une nouvelle discipline scientifique. Il pousse Mouchot à consacrer une partie de sa thèse à la micropsychologie, Mouchot le méthodologiste de l'équipe Moles à Strasbourg - tandis que lui-même publie des articles, par exemple, celui du colloque de philosophie de Magligen (il n'allait quand même pas parler de cafetière et file d'attente aux philosophes). Enfin il consacre un chapitre entier des Sciences de l'imprécis à la micropsychologie. Toujours cette avancée sur deux fronts : les applications pour illustrer la démarche et la réflexion pour en justifier la scientificité.
Généalogie molésienne de la Micropsychologie
Dans la chronologie de ses travaux, la micropsychologie se situe après Théorie des objets et surtout après Psychologie de l'espace. Je considère qu'il ne s'agit pas d'un hasard mais qu'une démarche unique se poursuit par-delà le changement de thématique, peut-être même sans qu'il s'en soit rendu compte immédiatement. En effet, après avoir jeté des bases solides de sa psychologie de lespace, Moles donne le sentiment d'avoir caressé le projet de construire une psychologie du temps. Dans ses publications et dans les recherches quil a inspirées, il sest intéressé à la phénoménologie du temps, notamment dans les situations dattente. Puis, cette thématique sest enrichie dun ensemble déléments périphériques : lattente comme phénomène de groupe, attente et qualité de la vie,... ce qui conduit à penser, cest mon hypothèse, que lintérêt pour la vie quotidienne est à la fois une généralisation de cette démarche et la découverte dun filon prometteur. Moles recentre alors sa pensée en considérant quil ny a pas lieu de théoriser séparément une psychologie de lespace, puis une psychologie du temps,... mais délaborer une attitude scientifique générale permettant daborder lensemble de ces objets dans la mesure où ils ont un même lieu doccurrence : la vie quotidienne.
Malgré l'apparence de rupture, impression surtout produite par le changement thématique, cette nouvelle discipline s'inscrit totalement en prolongement de ses travaux antérieurs. Mouchot a donc raison de considérer la micropsychologie comme une application de l'attitude phénoménologique que Moles avait déjà développée de façon magistrale dans sa Psychologie de l'espace.
les principes généraux : la méthode de Moles
Je caractérise la méthode de Moles en identifiant trois grandes orientations que lon retrouve de façon constante dans son oeuvre, et qui sexprime de façon particulièrement nette dans sa théorie de lespace. J'ai présenté ailleurs cette formalisation dans le domaine de l'espace, je me limiterai à décrire ici son application particulière à la vie quotidienne.
1. Lorientation phénoménologique
Dans ses cours, Moles disait quil y a autant de phénoménologies que de phénoménologues. Ce constat -qui nest pas exempt de dérision- oblige à préciser l'approche adoptée. Dans son principe, cette démarche suppose la mise entre parenthèses de quelque chose pour arriver au phénomène lui-même. Selon le type de phénomènes à étudier, la nature de cette composante à réduire fluctue. Aussi, selon le moment, Moles se réserve-t-il la faculté dajuster son point de vue. Cest pourquoi deux attitudes se présentent.
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Dans lune, il cherche à appréhender des phénomènes subjectifs ; par exemple lorsquil trace des lignes isosacrées dans les églises et les aéroports, ou quil sinterroge sur les dieux qui régentent le métro. Proche dune poétique à la Bachelard sa phénoménologie laisse de côté ce quil appelle la raison raisonnante, celle qui risquerait dintroduire une censure réfutant trop rapidement la pensée irrationnelle issue de lexpérience subjective. Loin dentreprendre une psychanalyse dun individu donné, cette phénoménologie cherche à épouser la sinuosité du vécu de tout être, en montrant comment la confrontation à pareille situation retentit sur lindividu. Il fonde ainsi sa psychologie sur la base de laxiome quil aimait répéter : la psychologie cest létude rationnelle de lirrationalité apparente de lhomme.n
Dans lautre, il met entre parenthèses le sens, pour appréhender des phénomènes objectifs. Cest pourquoi il renoue, dans sa théorie des actes, avec une orientation plus austère dune sorte de (psycho-?) physique de laction, quil déconnecte des motivations. Un acte, cest une Gestalt, un début et une fin, un contour dans le flux des consciences, et ce contour possède des propriétés largement indépendantes de sa signification, de ses buts...Il est certes facile de repérer des préférences momentanées pour lune ou lautre position. Ce serait toutefois méconnaître ses orientations que de les réduire à un choix exclusif entre lune ou lautre de ces attitudes. Moles noscille pas entre deux épistémologies possibles quil adopterait alternativement selon des domaines détude bien marqués, mais il cherche à réaliser lexercice difficile de les employer simultanément. Ce faisant, il évite le piège dune micropsychologie introspective, voulant restituer le contact vécu de lêtre avec sa quotidienneté en restant exclusivement centré sur lexpérience de lobservateur, cest-à-dire la plupart du temps le micropsychologue lui-même. Or, pour lui, la micropsychologie doit à la fois rendre compte du vécu de lindividu, et rester une démarche scientifique sans être aliénée à lexpérience dun sujet particulier, aussi digne dintérêt soit-il. Il ny a de science que du général, répète-t-il inlassablement, tout en affirmant la nécessité de prolonger lanalyse qualitative souvent descriptive et centrée sur un sujet (ou un petit échantillon de sujets) par une analyse formelle, explicative, éventuellement quantitative, qui objective et valide le modèle.
2. La préoccupation formelle
Moles ne se satisfait jamais dune description sensible ou littéraire. Il arme sa phénoménologie de raison, en cherchant à formuler des modèles et des lois, quil formalise toujours par des relations, des typologies et des organigrammes. La mesure, dit-il, est la manière la plus facile de se distancer -affirmation qui implique que pour lui le résultat de la mesure est probablement moins important que leffort de cerner le phénomène dans ses dimensions propres. Ses livres cependant ne contiennent aucune accumulation de tableaux statistiques. Ce serait du kitsch scientifique où les apparences de la science seraient prises pour la science elle-même. Il préfère donc des échelles et des tableaux de coût généralisés.
3. Lambition philosophique
Moles ne sen tient jamais à une approche ponctuelle (létude dun phénomène, dune situation, dun cas). Il prolonge toujours sa théorisation dune réflexion dinspiration philosophique. En particulier il décrit tardivement sa micropsychologie comme étant au service d'une critique sociale qu'il précisera au fur et à mesure. Pour lui la question n'est pas de changer les fondements du système social ou politique, il est bien plus et d'avoir ce système fonctionner adéquatement par rapport à ses objectifs et ses valeurs affichées, avec sécurité, sans attentes et sans fausses manoeuvres.
Fidèle à son intérêt pour l'idée d'une qualité de vie, il dénonce un nouveau type d'aliénation, qui n'est guère politique, auquel tous les individus participent et qu'il défini comme une sorte d'impôt non dit sur l'action ou la satisfaction des désirs. Ainsi l'attente devient un impôt prélevé par les administrations officielles, un coût, un facteur d'insatisfaction pour les serviciables condamnés à subir, les citoyens de la vie quotidienne. Autre exemple : il montre comment l'habitant, en stockant les bouteilles consignées, sous-loue en quelque sorte, mais gratuitement, une parcelle de son appartement la société Coca-cola ; en Alsace : Carola ou Kronenbourg.
Réciproquement Moles analyse comment les institutions qui déshumanisent les individus ne réussissent jamais à aliéner totalement la liberté des êtres, car l'homme, quasiment, fuit de l'intérieur et conserve toujours une liberté irréductible. Bien plus, ce projet totalitaire achoppe à cette liberté résiduelle qui involontairement sécrète des grains de sable venant saper la belle dynamique.
Le design : vers un nouvel humanisme
Toutes ces idées ont trouvé leur application dans un domaine particulier : le design. Il renoue ainsi avec une page précoce de son itinéraire. Moles définit le designer par sa mission de réadapter le produit de l'ingénieur dans le cadre de la vie courante, avec les préoccupations de l'usager, du consommateur, qui incluent entre autres la "séduction", le "prestige", mais aussi la fiabilité, et ce concept que l'informatique a répandu : "user's friendly". Le designer se fait l'avocat du consommateur qui est lointain, distrait, qui s'exprime peu ou mal, auprès de l'industriel, du chef de fabrication.
Dans ses réflexions, Moles réaffirme toujours la bi-dimensionnalité de l'objet fabriqué : esthétique et fonctionnel. Il formule donc parallèlement deux développements l'un consacré à la créativité, à l'esthétique voire au kitsch de l'objet et l'autre qu'il qualifie à différentes reprises de théorie néo-fonctionnaliste. Beaucoup de designers ont été séduits par cette approche qui correspond, par-delà les effets de filières et d'orientation spécifique, aux deux dimensions à gérer dans tout processus de création.
Mais là encore, Moles ne se limite pas à décrire des objets, à analyser des utilisations. Non, sa réflexion englobe l'ensemble du système des objets, et par là le système social. Ceci transparaît entre autre dans deux textes importants, l'un définissant la garantie totale et l'autre portant sur la domotique.
L'idée de garantie totale répond à une analyse critique de l'offre marchande codifiée par la réglementation sociale. Vous êtes immobilisé au bord de la route votre voiture neuve est en panne ; à quoi sert votre garantie légale ? Elle ne répond pas à la question posée qui est celle d'un important coût généralisé d'action. Celui-ci matérialise le renversement de rapport entre l'être et sa voiture : dans la situation de panne, l'homme devient esclave de la technique, puisqu'il doit s'en occuper. Pour résumer l'idée de Moles, le concept de garantie totale consiste pour le fabricant à prendre en charge les constituants du dérangement créé par la pane, de façon à atténuer au maximum l'impact sur la qualité de vie du client.
L'autre réflexion ne concerne plus le système économique mais la relation de l'être avec les nombreux équipements techniques qui remplissent son espace pour en faire une machine à habiter. Utilisant les probabilités composées et transposant les idées pascaliennes pour formuler un principe de désespérance mathématique, il démontre l'existence d'une malédiction qui frappe l'homo technologicus, à savoir que plus son habitat s'enrichit en équipements techniques, plus augmente la probabilité que l'un des éléments soit en panne et donc la nécessité de réparer. Alors, au lieu de pouvoir profiter des ressources de son environnement l'habitant devient de façon implacable l'esclave des machines auxquelles il doit consacrer une part croissante de temps et d'argent, non pas pour les utiliser suivant ses besoins, mais seulement pour les maintenir en état de marche. A la limite cette activité de réparation dévore tout le budget disponible.
Derrière ces analyses qui soulignent les difficultés et les microproblèmes de l'homme moderne, se profile a contrario une préoccupation générale qui est perpétuellement celle de la qualité de vie. Ces développements sont toutefois à lire suivant deux optiques complémentaires.
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Dans une version pessimiste, l'intellectuel regarde le monde depuis sa tour d'ivoire. Il l'observe avec tristesse et en décrit les misères comme autant de fatalités. Les administrations sécrètent de l'attente, les techniques des frustrations, etc. Tout cela apparaît comme une donnée de la vie que les êtres subissent. La micropsychologie apparaît alors comme une description scientifique des malheurs de l'homme ordinaire.n
Dans une version optimiste, la micropsychologie s'allie avec les décideurs, par exemple les designers, pour travailler de concert à l'amélioration de la qualité de la vie. En se faisant le porte-parole de l'homme ordinaire, il conseille ceux qui ont le pouvoir et les responsabilités. Alors la micropsychologie devient l'instrument scientifique au service d'une sorte de nouvel humanisme.J'ai souvent eu l'impression que Moles avait une tendresse particulière pour cette dernière-née de ses théories qu'il m'avait poussé à adopter et, comme il disait, à faire prospérer. Mon regret est qu'il n'a pas repris ses idées et ses articles pour publier le livre de maturité de cette discipline qui aurait été nécessaire pour lui donner toute l'assise scientifique et sociale. Ce sera éventuellement la mission de l'association que nous avons créé ensemble que de publier cet ouvrage posthume et qui constitue la base de nos propres recherches et théories.
Bibliographie
A. Moles & E. Rohmer, Micropsychologie et vie quotidienne, Paris, Denoël, 1976, 112p
A. Moles, Analyse micropsychologique de la vie quotidienne, in Alltag und Philosophie, Studia Philosophica, nr 40, 1981, pp.91-116
A. Moles, Un domaine nouveau de la micropsychologie : la micro-esthétique,Ecole d'Architecture de Lausanne, 1987
A. Moles & V. Schwach, article Micropsychologie, in Encyclopédie philosophique universelle, (ed. Jacob) PUF, 1989
A. Moles, Les sciences de l'imprécis,Paris, Seuil, 1990, 253p
J.M. Mouchot, La micropsychologie ou la phénoménologie appliquée à la vie quotidienne, in La physique des sciences de l'homme, Strasbourg, 1989, Ed. Oberlin, pp 111-118
Généalogie Molésienne
Communication |
Phénoménologie |
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Théorie de l'Information et perception esthétique, 1958/1972 L'affiche dans la société urbaine, 1969 Sociodynamique de la culture, 1969 La Communication, 1972 |
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Théorie des objets, 1972 Psychologie de l'Espace, 1972, 1978 Micropsychologie, 1976 Théorie des actes, 1977 |
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L'image comunication fonctionnelle, 1981 Théorie structurale de la communication et société, 1986 El Diseno grafico, 1989 |
Labyrinthes du vécu, 1982
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Les sciences de l'imprécis, 1990 |
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Référence : Actes du Colloque "Communication, Espace et Société", Conseil de l'Europe, Avril 1994, ed. Association Internationale de Micropsychologie |